Rapport sur le travail non déclaré au sein de l’Union Européenne (octobre 2007)

Selon un rapport sur le travail non déclaré au sein de l’Union Européenne commandité par la Commission Européenne et publié en octobre 2007, 10% des Français interrogés déclarent avoir acquis un produit ou un service qui pourrait avoir compris du travail non déclaré. Comparativement, la moyenne des 27 pays européens est de 11%, allant de 2% à Chypre à 27% au Danemark et au Pays-Bas, en passant par 6% en Espagne et en Allemagne.

Les premiers services acquis par les Français provenant d’activités non déclarées sont : les services ménagers (incluant le jardinage, les soins des enfants et des personnes âgées) avec 23% des réponses (UE : 17%).

Ces services ont été pour 50% achetés à des amis, des collègues ou des connaissances (UE : 33%), pour 19% à des sociétés ou entreprises (UE : 19%) et pour 13% à d’autres personnes ou des ménages privés (UE : 28%).

Les personnes interrogées ont préféré acheter ce service sans le déclarer car pour 67% d’entre eux le prix était plus bas ; pour 19% c’était un service entre amis ou connaissances ; pour 18% c’était afin d’aider quelqu’un qui avait besoin d’argent ; pour 18% le service était plus rapide.

Pour 41% des Français interrogés, le manque d’assurance contre les accidents a représenté le problème majeur dans le fait de travailler sans être déclaré.

Les premiers services exercés de manière non déclarée par les Français interrogés sont : les services ménagers (incluant le jardinage, les soins des enfants et des personnes âgées) avec 35% des réponses (UE : 19%).

Les raisons pour lesquelles ces personnes ont effectué cette activité non déclarée sont : à 55% parce que cela profitait aux deux parties ; à 25% car ce n’était qu’un travail saisonnier et donc cela ne valait pas la peine de le déclarer ; à 24% parce que c’est une pratique courante dans leur région ou secteur, et qu’il n’y a donc pas de véritable alternative.